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Seuils et alertes de réassort : fixer les bons niveaux pour chaque pièce

L’équipe Talia1015 octobre 20266 min de lectureréassortstockpièces détachées

Consommation moyenne, délai fournisseur, stock de sécurité : comment définir le bon seuil d’alerte pour ne plus subir de rupture ni immobiliser de trésorerie.

Tableau de bord affichant les niveaux de stock, seuils d’alerte et prévisions de réassort pour un atelier de réparation de téléphones

Vous avez déjà ouvert un dossier de réparation et constaté qu’il vous manquait la pièce en stock. Le client repart, vous commandez en urgence, le délai s’allonge. À l’inverse, vous avez peut-être des références qui dorment depuis des mois dans le tiroir, bloquant de la trésorerie pour rien.

Le seuil d’alerte — ou point de commande — est le niveau de stock qui déclenche un réassort avant la rupture. Bien calibré, il vous permet de commander au bon moment, sans urgence et sans immobiliser trop de capital. Mal réglé, il génère des ruptures ou du stock mort.

Consommation moyenne : la base du calcul

Le premier paramètre est la vitesse à laquelle vous consommez la pièce. Prenez l’historique des trois ou six derniers mois et divisez le nombre d’unités vendues par le nombre de semaines. Vous obtenez une consommation hebdomadaire moyenne.

Exemple : vous avez vendu 48 écrans iPhone 12 en douze semaines, soit 4 unités par semaine en moyenne. C’est votre rythme de référence.

Attention aux pièces à rotation lente : une vitre arrière de modèle ancien peut ne sortir qu’une fois par trimestre. Dans ce cas, la consommation moyenne seule ne suffit pas ; il faut croiser avec la fréquence de demande.

Délai fournisseur : le temps incompressible

Le deuxième paramètre est le délai entre votre commande et la réception de la pièce. Ce délai inclut le traitement de la commande, l’expédition et la réception dans votre stock.

Si votre fournisseur livre en 48 heures et que vous consommez 4 écrans par semaine, vous devez disposer d’au moins 1 à 2 unités en stock au moment de la commande pour tenir jusqu’à la livraison.

En pratique, comptez toujours large : un fournisseur peut être en rupture, un transporteur peut prendre du retard, un colis peut être perdu. Un délai annoncé de deux jours doit être traité comme trois ou quatre jours dans votre calcul.

Stock de sécurité : l’amortisseur indispensable

Le stock de sécurité est la quantité supplémentaire que vous conservez pour absorber les imprévus : pic de demande, retard de livraison, défaut sur une pièce reçue.

Pour une pièce à forte rotation, prévoyez l’équivalent d’une semaine de consommation en sécurité. Pour une pièce stratégique (écran de modèle phare, batterie courante), doublez ce tampon.

Exemple : consommation de 4 écrans par semaine, délai fournisseur de 3 jours, stock de sécurité d’une semaine. Votre seuil d’alerte sera fixé à 6 unités (1 semaine de consommation + 2 jours de délai, arrondi). Dès que vous passez sous 6, vous commandez.

Pour les pièces à rotation lente, le stock de sécurité peut être réduit à zéro si vous acceptez de commander à la demande et de faire patienter le client.

Saisonnalité et événements : ajuster dans le temps

La consommation n’est jamais linéaire. Les écrans se cassent davantage l’été (vacances, plage, chutes). Les batteries se remplacent plus en hiver (autonomie qui chute avec le froid) ou juste avant les fêtes. Les lancements de nouveaux modèles créent des pics de demande sur les coques et protections.

Relisez vos historiques mois par mois. Si vous constatez une hausse récurrente en juillet-août, augmentez temporairement vos seuils d’alerte en juin. Si septembre est calme, réduisez les quantités commandées.

Certaines pièces sont liées à des événements ponctuels : une promotion sur un modèle reconditionné va doper la demande d’écrans et de batteries pour ce modèle. Anticipez en remontant le seuil quelques semaines avant.

Classification ABC : prioriser vos efforts

Toutes les pièces ne méritent pas le même niveau d’attention. La méthode ABC consiste à classer votre catalogue en trois groupes :

  • A : 20 % des références qui représentent 80 % du chiffre d’affaires ou du volume. Ce sont les pièces critiques (écrans de modèles phare, batteries courantes). Seuils précis, stock de sécurité élevé, suivi hebdomadaire.
  • B : 30 % des références pour 15 % du CA. Pièces intermédiaires, consommation régulière mais moins intense. Seuils standards, contrôle mensuel.
  • C : 50 % des références pour 5 % du CA. Pièces rares, anciennes ou spécifiques. Stock minimal ou zéro, commande à la demande.

Vous ne pouvez pas surveiller 300 références chaque jour. Concentrez-vous sur les A, automatisez les B, laissez les C en flux tendu. Cette méthode est détaillée dans notre article sur la gestion du stock de pièces détachées.

Réviser les seuils régulièrement

Un seuil fixé une fois pour toutes devient vite obsolète. Un modèle qui sortait beaucoup il y a six mois peut ralentir brutalement avec l’arrivée d’une nouvelle génération. À l’inverse, un modèle ancien peut connaître un regain si un concurrent arrête de le réparer.

Planifiez une révision trimestrielle de vos seuils, en croisant trois indicateurs :

  1. La consommation réelle des trois derniers mois.
  2. Le nombre de ruptures constatées (combien de fois avez-vous dû commander en urgence ou refuser une réparation ?).
  3. Le stock dormant (références présentes depuis plus de six mois sans mouvement).

Si une pièce n’a pas bougé depuis quatre mois, baissez le seuil ou passez-la en commande à la demande. Si vous avez subi trois ruptures sur un même écran, remontez le seuil et le stock de sécurité.

Pour le rayon accessoires, la logique est similaire mais les volumes et la saisonnalité diffèrent : nous l’avons traité dans l’article Réassort du rayon accessoires.

Comment Talia10 gère les seuils et alertes

Dans le module de gestion de stock de Talia10, vous définissez pour chaque référence un seuil d’alerte et une quantité de réassort. Dès que le stock passe sous le seuil, la pièce apparaît dans la liste des besoins, avec la consommation des dernières semaines et le délai moyen fournisseur.

Le tableau de prévision de réassort classe automatiquement vos pièces en A, B ou C selon le chiffre d’affaires et la rotation. Vous visualisez le stock dormant, les références en rupture et les pièces à commander en priorité. Un clic génère un bon de commande pré-rempli, que vous pouvez envoyer directement à votre fournisseur ou passer via l’API Mobilax intégrée.

Les alertes remontent aussi les besoins de l’atelier : si trois dossiers en attente réclament le même écran, le système vous le signale pour regrouper la commande. La réception met à jour le stock et clôt automatiquement les besoins liés.

Tout cela fait partie du logiciel de gestion d’atelier pensé pour la réparation de téléphones, où chaque fonction répond à un besoin concret du comptoir.

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Questions fréquentes

Comment calculer le seuil d’alerte d’une pièce à forte rotation ?

Additionnez la consommation pendant le délai fournisseur et le stock de sécurité. Par exemple, si vous vendez 4 unités par semaine, que le délai est de 3 jours et que vous gardez une semaine de sécurité, fixez le seuil à 6 unités.

Faut-il le même seuil pour toutes les références ?

Non. Les pièces critiques (classe A) méritent un seuil élevé et un suivi serré. Les pièces rares (classe C) peuvent rester à zéro et être commandées à la demande pour ne pas immobiliser de trésorerie.

À quelle fréquence réviser les seuils d’alerte ?

Tous les trois mois minimum, en croisant consommation réelle, nombre de ruptures et stock dormant. Un modèle qui ralentit ou un nouveau concurrent peuvent changer la donne rapidement.

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